On vous a appris à dire oui. Oui au patron, oui aux conventions, oui aux demandes qui s’accumulent, oui aux conséquences d’un handicap…. Et si c’était l’inverse qui comptait vraiment ? Et si NON était, dans certaines circonstances, le mot le plus libérateur qu’on puisse prononcer ?
C’est la thèse centrale du livre de ce livre : Dire NON c’est très positif. Pas un manuel de développement personnel de plus. Pas une collection de formules à appliquer. Un livre construit autour de vingt-cinq histoires vraies ou vraisemblables, racontées avec légèreté, qui toutes illustrent la même idée : dire NON, ce n’est pas une fin. C’est un commencement.
Les deux questions qui précèdent tout NON véritable
L’introduction du livre pose deux questions qui pourraient sembler simples, mais qui méritent qu’on s’y arrête vraiment. Première question : qu’est-ce que je veux ? Deuxième question : qu’est-ce que je veux faire pour y arriver ?
Ces deux questions précèdent tout NON véritable. Refuser quelque chose sans savoir ce qu’on veut à la place, c’est rester dans le vide. Mais refuser avec une direction, en sachant ce qu’on construit par ce refus, c’est autre chose : c’est choisir. Jean-Vincent Voyer rappelle ce fil rouge tout au long de ses vingt-cinq récits : NON n’est pas un mur. C’est une porte.

Vingt-cinq histoires, un même fil conducteur
Le livre s’ouvre sur Sophie, une femme dans une situation ordinaire. Il continue avec De Gaulle, avec Rosa Parks, avec Malala, avec Mandela, avec Gandhi, avec Pasteur, avec Galilée, avec JK Rowling, avec Coco Chanel. Des figures historiques côtoient des personnages du quotidien : Thomas, Bernard, Laurence, Romain, Camille… Des situations exceptionnelles côtoient des scènes qui ressemblent à un lundi matin.
Ce mélange est voulu. L’idée n’est pas de vous dire que vous êtes De Gaulle ou Malala. L’idée est que la même mécanique traverse toutes ces histoires, des plus grandioses aux plus modestes : la même capacité à dire NON, la même clarté sur ce qu’on veut, le même courage de choisir plutôt que de subir.
NON : pas une posture, une réflexion
L’auteur ne vous encourage pas à refuser n’importe quoi pour refuser. Ce serait passer complètement à côté du sujet. NON n’est pas une posture. Ce n’est pas de l’entêtement, de la rigidité ou de la mauvaise volonté.
NON est un mot qui demande du courage précisément parce qu’il suppose qu’on ait réfléchi. Il demande qu’on sache ce qu’on défend, ce qu’on protège, ce qu’on construit. Et c’est pour cela que le livre se conclut par des fiches pratiques : pour que le lecteur ne reste pas dans l’admiration des histoires des autres, mais commence à écrire la sienne.
Un livre pour qui ?
Pour quiconque se retrouve à dire oui alors qu’il pense non. Pour quiconque a l’impression de subir plus que de choisir. Pour les personnes en reconversion, pour les parents épuisés, pour les salariés à bout, pour tous ceux qui ont perdu de vue leurs deux questions essentielles. Le ton est léger, les récits sont courts, le format est accessible. Mais le fond est sérieux : retrouver la capacité à dire NON, c’est retrouver la capacité d’être acteur de sa propre vie.
À lire également
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